La Collégiale Saint André est une des plus anciennes églises de Grenoble. Chapelle de la Maison des Dauphins, elle est située en face de l'ancien Palais du parlement du Dauphiné.

La construction de la Collégiale Saint André, fondée en 1228 par le dauphin Guigues-André, a été financée grâce aux revenus des mines d'argent de Brandes-en-Oisans.

Cette église, au style pur et dépouillé, abrita le tombeau des dauphins (détruit en 1562).

Une collégiale est une église dans laquelle est érigé un Chapitre de Chanoines, prêtres séculiers qui se réunissent pour chanter l'Office et assurer la vie liturgique. Il y avait autrefois dans les diocèses deux sortes de Chapitres : le Chapitre de la Cathédrale (église de l'évêque) ; et les Chapitres des églises collégiales.

Tous les Chapitres attachés aux églises collégiales ont été supprimés à la Révolution, en France ne subsistent actuellement plus que les Chapitres cathédraux, ainsi que toutes les congrégations de chanoines réguliers ou séculiers érigées ou reconnues par le Saint Siège.

L'Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre est une Société de vie apostolique en forme canoniale, érigée de droit pontifical par Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, par le Décret Saeculorum Rex du 7 octobre 2008. Cette même année, Son Excellence Monseigneur de Kerimel, évêque de Grenoble-Vienne, a fait appel à cet Institut pour assurer la vie liturgique de la Collégiale, selon la forme extraordinaire du rite romain.

1226 : Fondation du Chapitre de Saint-André à Champagnier, par le dauphin Guigues VI André.

1228 : Transfert du Chapitre à Grenoble.

v. 1228-1240 : Construction de la collégiale.

1237 : Mort du dauphin Guigues VI André, qui est inhumé dans le choeur de la collégiale.

1298 : Début de construction de la flèche du clocher.

Pour présenter l’Apôtre protecteur de notre paroisse, nous vous proposons cette catéchèse donnée par le Pape Benoit XVI sur les Apôtres en 2006 au Vatican.

Rome, 14 juin 2006

Chers frères et sœurs,

Dans les deux dernières catéchèses, nous avons parlé de la figure de saint Pierre. A présent, nous voulons, dans la mesure où les sources nous le permettent, connaître d’un peu plus près également les onze autres Apôtres. C’est pourquoi nous parlons aujourd'hui du frère de Simon Pierre, saint André, qui était lui aussi l’un des Douze.

 

- La première caractéristique qui frappe chez André est son nom : il n’est pas juif, comme on pouvait s’y attendre, mais grec, signe non négligeable d’une certaine ouverture culturelle de sa famille. Nous sommes en Galilée, où la langue et la culture grecques sont assez présentes. 

Dans les listes des Douze, André occupe la deuxième place, comme dans Matthieu (10, 1-4) et dans Luc (6, 13-16), ou bien la quatrième place comme dans Marc (3, 13-18) et dans les Actes (1, 13-14). Quoi qu’il en soit, il jouissait certainement d’un grand prestige au sein des premières communautés chrétiennes.

Une tour carrée en brique, supportant le clocher, chevauche le bras sud du transept.

La grande flèche de tuf argenté, équilibrée par 4 clochetons, est agrémentée d'élégantes lucarnes.

 

 

Avec ses 56 m de hauteur, son accent vertical se détache au-dessus de la ville.

 

Au fil des siècles, l'architecture de la Collégiale s'est détériorée en plusieurs endroits.

En particulier, le clocher (dont la flèche octogonale est en tuf) nécessite une restauration urgente.

C'est pourquoi, la ville de Grenoble a entrepris ce grand chantier, et a fait installer des échafaudages tout autour du clocher, qui vont permettre aux ouvriers de nettoyer, réparer, reconstituer la structure du clocher, permettant ainsi de préserver ce patrimoine unique.

 

 

La Confrérie a pour vocation de prier et de faire célébrer des messes pour le soulagement des âmes du purgatoire, comme l'Eglise nous y invite dans la liturgie des défunts et dans la Sainte Ecriture :

« Regardez avec bonté, Seigneur, le sacrifice que nous Vous offrons pour l’âme de Vos serviteurs... »

« C'est une sainte et salutaire pensée de prier pour les morts, afin qu'ils soient délivrés de leurs péchés... » (II Mac. XII, 46)

Chaque lundi, la messe de Requiem est chantée à 18h45 dans la chapelle du Suffrage pour le repos des âmes du Purgatoire, et le 1er mardi de chaque mois le Saint Sacrifice est offert pour les membres vivants et défunts de la Confrérie.

Chaque année, une neuvaine de messes de suffrage est célébrée à la Collégiale du 3 au 11 novembre compris. Un service solennel pour les âmes du purgatoire est célébré chaque jour durant la neuvaine.

La Chapelle dite "du Suffrage", dans la Collégiale Saint André, est le siège de la Confrérie.

Tous les fidèles ont la possibilité de faire inscrire leurs défunts ainsi que de confier des intentions de messes qui seront célébrées dans l'année.

 

La Confrérie pour les défunts, placée sous le vocable Notre-Dame du Suffrage, a été fondée le 22 avril 1682 par le Cardinal Le Camus, évêque de Grenoble, qui l’avait établie pour le soulagement des âmes du Purgatoire, à la demande de « Messire François Cambert, prêtre et chanoine de l’église collégiale et chapelle royale Saint André ».

Ayant perdu ses titres à la Révolution, la confrérie fut rétablie à Saint-André au début du XIXe siècle et affiliée à l’Archiconfrérie du Suffrage érigée à Rome, par un rescrit du bienheureux pape Pie IX, en date du 7 mai 1847, promulgué à la demande de Mgr de Bruillard évêque de Grenoble.

Le règlement de 1890 précise que l'on peut inscrire aussi bien des vivants que des défunts, ce qui reste toujours d'actualité.

La Confrérie compte à ce jour 70 confrères inscrits depuis le 14 septembre 2008, ainsi qu'un nombre beaucoup plus important de défunts inscrits au nécrologe.

Les confrères se réunissent chaque lundi dans la Chapelle du Suffrage pour prier le chapelet et chanter la messe de Requiem pour le repos des âmes du Purgatoire.

Le premier mardi de chaque mois, les confrères sont invités à entendre la messe qui est célébrée à l'autel du Suffrage pour les membres vivants et défunts de l'oeuvre.

 

Les confrères doivent mener une vie chrétienne édifiante, se ressouvenir de la mort pour s’y préparer, se souvenir aussi des âmes du purgatoire pour les secourir. Ils sont invités à se confesser chaque mois, à participer aux activités de la Confrérie et à se porter mutuellement dans la prière. Comme l’église nous le rappelle la prière du chapelet, la pratique de l’oraison ainsi que l’assistance régulière à la messe durant la semaine leur sont vivement recommandées.

 

Pierre Terrail LeVieux, seigneur de Bayard est né au Château de Bayard à Pontcharra (Isère) en 1476. Il est décédé en 1524 à Robecco sul Naviglio, ville de la province de Milan en Italie. Il est plus connu sous le nom de Bayard ou du chevalier Bayard, noble dauphinois qui s'illustra notamment comme chevalier durant les guerres d'Italie (XVe et XVIe siècles).

Sa vie est narrée par l'un de ses compagnons d'armes, Jacques de Mailles, dans la Très joyeuse et très plaisante histoire du gentil seigneur de Bayart, le bon chevalier sans peur et sans reproche.

Cette figure est à l'origine du personnage du chevalier sans peur et sans reproche qui symbolise les valeurs de la chevalerie française de la fin du Moyen Âge.

Voici son blason et sa devise :

blason-du-terrail-chevalier-bayard

Accipit ut det
(il reçoit pour donner)

 

statue_de_bayard_a_grenoble

Statue de Bayard sur la place Saint André de Grenoble

Les Terrail sont une famille de la noblesse dauphinoise, qui, depuis cinq générations, a vu périr quatre de ses membres dans la guerre de Cent Ans. L'art de vivre et de mourir et le sens aigu de l'honneur sont les valeurs essentielles de cette famille.

Quoique nobles, les Terrail ne peuvent mener grand train, leur domaine se limitant en effet à 7 hectares.

Pierre naît à Pontcharra en 1476, au château Bayard, une simple maison-forte, construite au début du XVe siècle par l'arrière grand-père de Bayard, Pierre Terrail premier du nom, dit le Vieux.

Aîné d'une famille de huit enfants, dont quatre garçons, Bayard doit mener, au sein de cette grande famille, une vie ascétique.

Sitôt rejointe cette compagnie, Bayard a l'occasion de faire connaître sa bravoure, qui le rend rapidement célèbre malgré son jeune âge.

Il fait « merveille d'armes » dans de nombreux affrontements liés aux guerres d'Italie, sous Charles VIII. Il participe à la bataille de Fornoue (1494).

En 1496, à la mort de son père, Pierre prend le titre de seigneur de Bayard.

Cavalier hors pair, il excelle également comme fantassin, comme l'atteste sa victoire dans le duel l'opposant au célèbre capitaine espagnol Alonzo de Soto Mayor. Six mois plus tôt, en février, il s'était déjà distingué lors d'un combat d'honneur à onze contre onze contre les Espagnols. Bayard devient le héros des récits que se content les soldats pour distraire leur ennui.

 

À l’été 1521, il défend Mézières assiégée par les troupes allemandes de Charles Quint.

En 1523, François Ier, refusant les défaites, le rappelle à ses côtés. Le 22 août, les premières troupes italiennes franchissent les monts près de Lyon. Bayard est mortellement blessé par un coup d'escopette dans le dos le 29 avril 1524, à Rebec dans le Milanais, tandis qu'il couvre la retraite de l'armée française. La colonne vertébrale brisée, il enjoint à ses compagnons de le quitter et leur dit : « Je n'ai jamais tourné le dos devant l'ennemi, je ne veux pas commencer à la fin de ma vie ».

Le connétable de Bourbon, qui s'était retourné contre le roi de France, poursuit les Français à la tête des troupes de Charles Quint. Il vient devant Bayard et dit :
- «  Ah ! Monsieur de Bayard que j’ai grand-pitié de vous voir en cet état, vous qui fûtes si vertueux chevalier ! »
- « Monsieur, » répondit le mourant, « il n’est besoin de pitié pour moi, car je meurs en homme de bien ; mais j’ai pitié de vous, car vous servez contre votre prince et votre patrie ! ».

Il agonise dans le camp adverse, pleuré par ses ennemis.
Son corps est ramené en France et enterré au couvent des Minimes de Saint-Martin-d'Hères (près de Grenoble).
Ses restes sont transférés le 21 août 1822 en la collégiale Saint-André de Grenoble.

L'admiration suscitée par le chevalier Bayard, à la fois de son vivant et longtemps après sa mort, peut être rapprochée de celle inspirée par les épopées de Sainte Jeanne d'Arc ou Bertrand du Guesclin. Bayard incarne le chef subalterne, qui n'a connu ni fonctions de marque, ni commandement en chef, mais dont la renommée historique dépasse pourtant de beaucoup celle de bien des personnages dont le rôle ou les charges furent en théorie plus importants. L'image classique attachée à Bayard est celle du parfait chevalier, qui sait non seulement combattre avec talent, mais aussi défendre les opprimés, et s'opposer au pillage des villes vaincues. En ce sens, il est l'héritier d'une conception médiévale de l'honneur. Cet esprit chevaleresque lui a permis d'être pleuré à sa mort par ses ennemis.

Afin de préserver et d'honorer la mémoire du chevalier, les villes de Pontcharra (lieu de sa naissance) et de Rovasenda (lieu de sa mort) sont jumelées.

 

« Dieu et le Roi, voilà nos maîtres,

onc n'en aurait d'autres »

Tombeau du Chevalier Bayard dans la Collégiale Saint André

 

 

 TRADUCTION DE L'EPITAPHE DU CHEVALIER BAYARD :

 

PIERRE TERRAIL, seigneur de Bayard, à peine hors de l'enfance, porta les armes.

Ses beaux faits devancèrent ses années.

Ses coups d'essai furent les chefs d'oeuvre d'un guerrier consommé.

Il se signala dans sa patrie et dans les pays étrangers.

Mais l'Italie fut le théâtre où il parut avec plus de gloire,

et où les lys et les lauriers partagèrent l'honneur de le couronner.

Devenu homme par la vigueur de l'âge et par l'expérience,

il égala tout ce que l'antiquité fabuleuse a raconté de ses héros.

Le surnom de Chevalier sans peur et sans reproche

lui fut commun avec Hercule.

Sa réputation, répandue généralement,

avait attaché à son nom seul l'idée de toutes les vertus réunies.

Il servit et commanda, sous trois rois, pendant près de trente-cinq ans.

La vertu lui avait décerné l'honneur du triomphe,

qu'il estimait plus que les richesses ;

mais le char plia sous le poids des lauriers

et des victoires doit il était surchargée.

Nommé lieutenant-général pour le roi, en Dauphiné,

ce qu'il y eut de plus glorieux pour lui,

fut d'être supérieur à sa dignité.

Chevalier de l'ordre du roi, il reçut moins une grâce que le prix de ses exploits,

et il eut l'honneur de donner à son tour l'ordre de chevalerie à son souverain.

Enfin, il ne manquait aux victoires d'un si grand capitaine,

que de triompher de la mort.

Il en triompha : elle fut étonnée elle-même

du courage avec lequel il s'offrit au coup mortel.

Elle rougit de sa défaite et d'un trait si précipité.

Sitôt qu'il l'eut reçu, il se fit descendre de son cheval au pied d'un arbre :

là, succombant sous les trophées, et le regard encore tourné vers l'ennemi,

il ferma les yeux à la lumière, en l'année 1524, âgé de quarante-huit ans.

Le temps pourra détruire ce monument ;

mais les dépouilles qu'il renferme sont immortelles.

La tombe de Bayard se trouve dans la Collégiale Saint André depuis 1822.

CI-GIT BAYARD

Ses restes

retrouvés dans l'Eglise des Minimes de la Plaine

et authentiquement reconnus

ont été recueillis par les soins

de M. le Baron d'Haussez

Préfet de l'Isère

et déposés sous cette pierre

le 24 août 1822.

A la demande de notre évêque, Monseigneur de Kerimel, une messe selon la forme extraordinaire est également célébrée à Vienne, dans le nord-ouest du diocèse.

Elle est célébrée tous les dimanches (sauf le premier du mois) à 9h, à la Chapelle Notre-Dame-de-l'Isle.

 

Notre Dame de l’Isle a fêté en 2010 ses 880 ans d’existence !

Au cours du IXème siècle, Vienne devint capitale du royaume de Provence, après l'élection du roi Boson en 879. Au XIème siècle, l'empereur d'Allemagne hérita du royaume, Vienne fit alors partie du Saint Empire Romain Germanique.

A cette époque au sud de Vienne à environs 4 km du centre de la ville, il y a sur la rive gauche plusieurs îlots sableux qui se trouvent isolés de la terre ferme lors  des crues du Rhône. Certaines des îles comme celle où va être construit le futur prieuré sont séparées par une « brassière » (petit bras du fleuve) qui s’ensablera progressivement, mais au XVIIème siècle il était toujours impossible de se rendre à pied sec à Notre Dame de l’Isle lors des crues du Rhône. Jusqu'au XIXème siècle cette île ne faisait pas partie de Vienne. Elle y fut rattachée après les aménagements du fleuve au XXè siècle pour former le Quartier de L'Isle.

24 Juin 2017

Fête de Saint Jean Baptiste

Messieurs les Chanoines,

On m’a demandé au nom des fidèles de notre collégiale de dire quelques mots, et bien que je n’ais aucun talent en la matière, je vais essayer.

Ordinairement ces réunions sur cette place d’Agier, à l’occasion d’une visite, ou d’une fête étaient toujours un moment de joie partagée, où chacun ressentait son appartenance en tant que brebis, à ce grand troupeau dont Notre Seigneur est le Berger ou le Bon Pasteur.

Aujourd’hui, en ce temps de la Saint Jean, là où le soleil est au zénith, pour réchauffer notre foi et nos cœurs, je ne peux m’empêcher de ressentir en moi, un voile d’ombre et de tristesse. Nous savons tous ici que demain un grand changement va intervenir au sein même de la vie de notre collégiale, et qui dit changement dit pour chacun de nous, la nature humaine est ainsi faite, un peu de stress et/ou d’inquiétude.

Pourtant, je crois qu’il nous faut l’envisager comme une épreuve nouvelle que nous devons affronter et face à laquelle, il nous faut essayer de discerner l’essentiel du secondaire. La seule chose qui est importante c’est notre foi, et surtout, notre fidélité à cette foi, et à cette liturgie que nous aimons et qui nous porte.

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